Lundis de l'Ina 2016 - 2017

Haute culture et mass culture : la mode à la télévision

Jeudi 15 décembre

 

Reflet de l’air du temps, la télévision, depuis ses débuts, aime à scruter la mode sous toutes formes : de  Dim Dam Dom aux chroniques de Mademoiselle Agnès, de la création de la chaîne Fashion TV, en 1997, aux émissions de « relooking ».

Grâce au petit écran, tous les foyers de France ont pu se placer aux premiers rangs des défilés des grandes maisons, découvrir les créations et les visages de quelques couturiers devenus des stars, mais aussi choisir d’adopter – ou pas – la minijupe ou le pull mohair…

Les archives de l’Ina, commentées par des historiennes et des journalistes, révéleront toutes les facettes de cette relation entre le média de l’image par excellence et l’art du vêtement.

Soirée animée par : Maude Bass-Krueger et Sophie Kurkdjian, directrices du séminaire « Histoire de la mode » à l’IHTP-CNRS

Avec la participation d’Olivier Nicklaus (journaliste, réalisateur, auteur de Fashion ! ©Arte/Ina) et Pascal Mourier (chroniqueur mode sur France24, auteur, réalisateur) (sous réserve), et le soutien de l’Institut français de la mode.

 

Attentats, médias et société : quelles pistes pour la recherche ?

Lundi 7 novembre 2016

 

 

« Offrir sinon des solutions, du moins de nouvelles voies d’analyse et d'action » : c’est ainsi que le président du CNRS, Alain Fuchs, invitait en novembre 2015 la communauté scientifique à se mobiliser et à proposer des clés de compréhension des attentats terroristes.

Parmi ceux qui ont répondu à l’appel « CNRS Attentats-Recherche », trois équipes de chercheurs mobilisent des méthodes et des moyens inédits pour analyser le rôle des médias, au cœur des événements.

A l’aide d’outils d’analyse spécialement développés par l’Ina, ils reviendront sur la médiatisation des faits et sur le rôle particulier des réseaux sociaux dans la circulation de l’information, mais aussi dans l’expression des réactions des citoyens, entre sidération, solidarité et émotion.

Les projets REAT (« La Réaction sociale aux attentats : sociographie, archives et mémoire »), ASAP (« Archives Sauvegarde Attentats Paris ») et SENSI-TV (« Sensibilité au traitement télévisuel du terrorisme ») seront présentés et discutés par :

Romain Badouard, Université de Cergy-Pontoise, Thomas Drugeon, responsable du dépôt légal du web à l’Ina, Nicolas Jacobs, journaliste, médiateur de France 2, Amandine Kervella, Université de Lille 1, Pierre Lefébure, Université Paris 13, et Claire Sécail, CNRS, auteurs de Le défi Charlie. Les médias à l'épreuve des attentats (Lemieux, 2016), Valérie Schafer, CNRS, historienne, Gérôme Truc, CNRS, auteur de Sidération, une sociologie des attentats (PUF, 2016).

Soirée animée par Hervé Brusini, France Télévisions.

 

 

L’info en continu, de CNN à franceinfo

Lundi 10 octobre 2016 

 

Franceinfo, la nouvelle chaîne d’information du service public, s'appuie sur le savoir-faire des quatre groupes audiovisuels : France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’Ina. Résolument transmédia et ancrée dans l’univers numérique, elle propose d’inventer une offre nouvelle, face à la concurrence de chaînes plus anciennes, mais aussi des réseaux sociaux et de l’omniprésence de l’information en ligne. Quelles leçons peut-on tirer de l’histoire d’un format né dans les années 1980 ? 36 ans après la création de la pionnière CNN, ce « Lundi de l’Ina » propose de retracer les mutations de l’information en continu. Il reviendra sur les grands événements qui ont fait du « tout info » une offre solidement installée dans le paysage audiovisuel, malgré les controverses. Avec les chaînes de l’ère de la convergence, on assiste peut-être à la naissance d’un nouveau modèle. Et si le sort de l’info en continu se joue désormais sur le web, que reste-t-il à la télévision ?

Avec la participation de : Thierry Devars, auteur de La Politique en continu. Vers une « BFMisation » de la communication ? (Les Petits Matins, 2015), Guillaume Dubois, ancien Directeur général de BFMTV, auteur de Priorité au direct (Plon, 2015), Germain Dagognet, Directeur délégué à l'information de France Télévisions, rédacteur en chef de franceinfo, Richard Poirot, coordinateur éditorial au département des éditions numériques de l’Ina, Éric Revel, ancien directeur de LCI.

Soirée animée par Valérie Jeanne-Perrier, professeur au CELSA.

 

Sport, affaires et silences

Lundi 20 juin 2016  

 

L’année sportive 2016 s’est ouverte sous le signe des exploits autant que des dérapages – corruption, dopage ou affaires de mœurs...  À l’heure où les rédactions des chaînes de télévision se mettent  en ordre de marche pour la couverture de l’Euro, nous proposons d’explorer les coulisses, parfois peu glorieuses, du monde du sport.

Depuis les premières affaires de dopage dans les années 1960 ou de détournement de billetterie dans les années 1970, les journalistes ont progressivement fait du sport un terrain d’investigation. Certains vont jusqu’à mettre leur carrière en péril pour en révéler les côtés sombres, d’autres préfèrent traiter l’actualité people de champions devenus de véritables stars. Mais nombreux restent ceux qui ne peuvent se résoudre à égratigner l’image de leur sport favori…

Ce Lundi de l’Ina reviendra en images sur 40 ans d’enquêtes et de silences, en présence de journalistes et de spécialistes du discours médiatique.

Avec la participation de : Hubert Artus, journaliste Culture/Sport/Société (Lire, Marianne), Valérie Bonnet, maître de conférences en Sciences de la Communication à l’Université de Toulouse, et de Dominique Le Glou, journaliste sportif, ancien chroniqueur de Stade 2.

Soirée animée par Karim Souanef, sociologue, Université de Lille 2.

 

Iannis Xenakis, une oeuvre bouleversante, de l'architecture à la musique électroacoustique

Lundi 23 mai 2016

  

« La télévision est néfaste pour la musique parce qu’elle n’a qu’un seul canal, elle n’est même pas stéréo, et puis ensuite c’est de mauvaise qualité », confiait Iannis Xenakis en 1981 dans un entretien avec François Delalande, (« Il faut être constamment un immigré », Buchet/Chastel). La télévision - peu rancunière - a pourtant multiplié les interviews et les portraits du compositeur dès les années 1960, faisant découvrir sa musique et ses machines à des spectateurs qui en furent étonnés - et parfois secoués. Résistant, mathématicien, architecte proche de Le Corbusier, premier compositeur européen à recourir à l’ordinateur, Iannis Xenakis a créé des ponts inédits entre l’art et les mathématiques. Il a également mené diverses expérimentations sur le son au sein du GRM (Groupe de Recherches Musicales) de l’Ina. Ce Lundi de l’Ina sera l’occasion d’un retour en images sur une oeuvre qui a marqué le XXe siècle.

Avec la participation de Mâkhi Xenakis, plasticienne, auteur d’un livre sur son père paru en 2015 (« Iannis Xenakis, un père bouleversant », Actes Sud) et de témoins privilégiés - Daniel Teruggi, compositeur, directeur de la recherche à l’Ina et Guy Seligmann, auteur ou réalisateur pour la télévision française de plusieurs portraits du compositeur.

 

Raoul Ruiz, l'image retrouvée

Lundi 11 avril 2016

 

À l’occasion de la rétrospective que consacre à Raoul Ruiz la Cinémathèque française, cinq longs-métrages du réalisateur chilien ont été restaurés en haute résolution par l’Institut national de l’audiovisuel (Ina).

À  son arrivée en France en 1974, Raoul Ruiz a trouvé à l’Ina, comme d’autres cinéastes avant lui, un laboratoire particulièrement accueillant pour ses expérimentations et ses recherches visuelles. L’Institut rend ainsi aujourd’hui hommage à une œuvre dont il a accompagné la naissance.

Le temps d’une soirée, d’anciens collaborateurs de Raoul Ruiz et des spécialistes de la restauration proposeront une redécouverte de ses courts et longs métrages - mais aussi d’œuvres de Chantal Akerman, Philippe Garrel et quelques autres, dont les créations se jouent des frontières entre cinéma et télévision.

Avec la participation de François Ede, ancien directeur de la photographie de Raoul  Ruiz, Claude Guisard, ancien directeur des programmes de création à l’Ina, Elodie Boin-Zanchi, étudiante en esthétique du cinéma à l'université Paris 3 et de l’équipe de restauration de l’Ina dont Brice Amouroux (‎chef du service Pilotage des opérations techniques), François Olivieri (restaurateur image), Alexis Brusset (restaurateur son) et Vincent Benoit (étalonneur).

Soirée animée par Jacques Kermabon, rédacteur en chef de la revue Bref.

 

 

                                              

Féminisme, vidéo et détournement  « Encore un jour et l’Année de la femme, ouf ! c’est fini » : « Maso et Miso vont en bateau » Lundi 7 mars 2016

                                             

1975 a été déclarée « Année Internationale de la Femme » par l’ONU, en réponse aux mouvements féministes internationaux. Antenne 2 choisit de clore l’année avec une émission humoristique : « Encore un jour et l’Année de la femme, ouf ! c’est fini ». Bernard Pivot en est le présentateur et Françoise Giroud, secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargée de la Condition féminine, en est l’invitée principale, avec, autour d’elle, de « fieffés misogynes ».

Delphine Seyrig, Carole Roussopoulos, Ioana Wieder, Nadja Ringart enregistrent l’émission, la détournent et en font une œuvre féministe et polémique au moyen d’un dispositif de vidéo légère : « Maso et Miso vont en bateau ». Ce film militant va rapidement devenir un classique explosif de la vidéo féministe, entré en 2012 dans les collections du Musée national d’Art moderne du Centre Pompidou.

Télévision et vidéo militantes, emploi et réemploi de documents, making-of d’une œuvre muséale… nous nous intéresserons à l’histoire de cette vidéo aux statuts changeants et la confronterons à différentes archives et témoignages issus des collections de l’Ina.

Avec la participation d’Ioana Wieder et Nadja Ringart, d’Hélène Fleckinger (chercheuse à l’Université Paris 8, spécialiste de la vidéo militante) et d’Elisabeth Lebovici, historienne et critique d’art. La discussion sera animée par Catherine Gonnard, documentaliste multimédia à l’Ina.

 

François Mitterrand : des militants aux médias, la conversion à la communication

Lundi 1er février 2016

                                               

Le Parti socialiste a représenté un laboratoire au sein duquel François Mitterrand a forgé sa maîtrise de la communication. Centrée sur la période de conquête du pouvoir, cette table ronde mettra en regard les prises de parole du futur Président à destination des militants mais aussi du grand public et des médias. Elle sera l’occasion de présenter pour la première fois au public les archives audiovisuelles de la Fondation Jean-Jaurès. Mises en regard avec les archives de l’Ina, alimentées par le témoignage de spécialistes de la communication, elles proposeront un éclairage inédit sur un moment charnière de la vie politique française.

 

En présence de Mazarine Pingeot.

Avec la participation de : Alain Bergounioux, historien, administrateur de la Fondation Jean-Jaurès, Michèle Cotta, journaliste, Joseph Daniel, responsable de la communication du PS de 1975 à 1980 et du gouvernement de 1981 à 1986, Pierre-Emmanuel Guigo, historien, Sciences Po Paris. Animation : Sylvain Bourmeau, journaliste.

 

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